domingo, 20 de junio de 2010

Una última noche...

... en la casa que me ha visto pasar
de joven asustada "¿qué vendrá?"
a adulta sosegada "todo lo que vino fue para bien".
Aquí me he explorado, escuchado y respirado,
he vivido mañanas de luz y la noche más negra.
Aquí he sido más vulnerable y más fuerte de lo que nunca hubiera pensado.
Y más feliz. Feliz de dentro.
Y quizá por ser la última noche, me acuerdo como nunca de la primera:
sentada en la moqueta azul de la entrada observé las paredes,
y sentí que ésta era la casa que había imaginado con 15 años.
Que éste era el sitio donde tenía que estar en aquel momento.
Fuera llueve muy fuerte y me siento en paz.
Creo que vine aquí a aprender a vivir.
Los objetos, los recuerdos, pasarán, pero eso,
eso sí que se quedará conmigo.

Versión increíble de Sophie Hunger de la canción de Noir Désir:

Je n'ai pas peur de la route
Faudrait voir, faut qu'on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien

Le vent l'emportera

Ton message à la grande ourse
Et la trajectoire de la course
A l'instantané de velours
Même s'il ne sert à rien

Le vent l'emportera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

La caresse et la mitraille
Cette plaie qui nous tiraille
Le palais des autres jours
D'hier et demain

Le vent les portera

Génétique en bandoulière
Des chromosomes dans l'atmosphère
Des taxis pour les galaxies
Et mon tapis volant lui

Le vent l'emportera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

Ce parfum de nos années mortes
Ceux qui peuvent frapper à ta porte
Infinité de destin
On en pose un, qu'est-ce qu'on en retient?

Le vent l'emportera

Pendant que la marée monte
Et que chacun refait ses comptes
J'emmène au creux de mon ombre
Des poussières de toi

Le vent les portera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

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